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Auteur(s) : GLYNN (Paul)
Editeur : Nouvelle Cité
11 heures du matin, le 9 août 1945 : de son bombardier B29, le major Chuck Sweeney largue une bombe A de 4 tonnes et demie - l'équivalent de 22 000 tonnes d'explosifs conventionnels - au-dessus de Nagasaki et c'est le récit de la destruction de 72 000 habitants d'une ville magnifique. Nagai perd sa femme et, bien qu'en phase terminale de la maladie des rayons X il construit une hutte au milieu des cendres du désert nucléaire et se met à écrire. Ses livres deviennent des best-sellers dans un Japon démoralisé. Des gens de toutes classes, conditions et croyances religieuses, de l'Empereur jusqu'au gamins des rues, viennent rendre visite à cet homme qui ne condamne personne. C'est la vie de ce médecin militaire japonais, shintoïste converti au catholicisme, que raconte Paul GIynn, religieux mariste australien, ami de la famille Nagai et de nombreux survivants de la bombe A. Un succès en langue anglaise, un chant de réconciliation et de paix, plus de 50 ans après " Hiroshima et Nagasaki ". Et aussi une découverte très pédagogique du Japon, de sa culture et de son âme profonde.
Prix : 22,00 €
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Auteur(s) : REISCHAUER (Edwin O.)
Editeur : Seuil
Le Japon est l'archipel des contrastes. Terre de traditions, il est à la pointe des innovations. Pays introverti, il s'inspire des apports étrangers. Société frugale, il devance en richesse par habitant les Etats-Unis et l'Europe occidentale. Dans le tome 1, Des origines à 1945, Edwin 0. Reischauer fournit les clés historiques qui permettent de comprendre le Japon contemporain. Le tome 2, complété par Richard Dubreuil, décrit, de 1945 à nos jours, l'accession du Japon au rang de puissance planétaire.
Prix : 7,80 €
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Auteur(s) : VICTORIA (Brian)
Editeur : Seuil
Bénédiction des drapeaux, croisade pour la défense de la civilisation chrétienne face au bolchevisme, théories suspectes de la guerre juste, on croyait ces images et ces thèmes réservés à l'Occident. Au moins la compassion bouddhiste aurait-elle protégé l'Asie de pareilles dérives. Point, comme le démontre à l'envi le livre de Brian Victoria. Très tôt dans le XXe siècle, le bouddhisme japonais s'est dévoyé en idéologie guerrière au service d'un pouvoir agressif et impérialiste. Les plus grands maîtres, et le célèbre D. T. Suzuki, ont légitimé l'alliance entre le sabre et le zen. Collecte de fonds pour l'effort de guerre, cérémonies spéciales pour l'obtention de la victoire, création de centres d'instruction, activités de renseignement, endoctrinement des populations, cette collusion n'a pas cessé en 1945, elle s'est métamorphosée dans le fameux « zen d'entreprise », du Japon en plein essor. Le pouvoir impérial a réussi à fabriquer de toutes pièces, avec la complicité des maîtres de sagesse, une « âme du Japon éternel » inquiétante, trahissant les lois de la tradition bouddhiste la plus établie. L'Occident n'est donc plus seul à porter la lourde tâche d'une interrogation sérieuse des origines et de la nature des déviances totalitaires du siècle venant de s'écouler.
Prix : 21,10 €
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Auteur(s) : BOURDIER (Marc) et PELLETIER (Philippe) (eds.)
Editeur : EHESS
Prix : 23,00 €
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Auteur(s) : BERQUE (Augustin)
Editeur : Gallimard
C'est à l'intelligence sensible et savante de la ville japonaise qu'invite Augustin Berque, poursuivant ici, « du geste à la cité », sa longue méditation sur l'attitude des Japonais devant l'espace, le temps, la nature, sur les rapports subtils entre l'écologique et le symbolique.
Ces rapports, il les place sous le signe de l'« urbanité » ; le terme, usité pour parler des bonnes manières, prenant un sens supplémentaire : le sens de la ville. Respect des formes, respect de la forme urbaine, il s'agit de la même « aménité ».
Le géographe rejoint ici le sémioticien, et l'historien le théoricien de la « médiance », science du milieu, pour dégager, par exemple, la géométrie morale qu'exprime la position des invités sur les tatamis du pavillon de thé, la persistance du « bois sacré » que l'on préserve en pleine pollution ou le rôle de l'eau comme symbole de l'écoulement et de l'impermanence.
Plasticité de la ville, périssable et transformable. Entre le pôle maison et le pôle société, Augustin Berque repère et explore cette zone à la fois visible et invisible de l'« extérieur », où le moindre élément est non seulement porteur, mais générateur d'un sens dont il déchiffre pour nous le charme, l'esthétique et le mystère.
Prix : 19,06 €
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Auteur(s) : DELAY (Nelly)
Editeur : Gallimard
S'il est un trait caractéristique de la civilisation japonaise à travers les âges, c'est bien sa fascination pour la nature éphémère du monde et son constant renouvellement. « Rien ne demeure, tout devient », cette maxime zen s'adapte aussi à la recherche du plaisir dans l'instant, vers quoi tend l'ukiyo-e, cet art de l'époque Edo attaché à fixer les images d'un monde « éphémère et mouvant ». Les palais, les monastères étaient faits de bois et de papier comme les plus simples demeures. La terre, la paille du riz, le tronc des bambous étaient aussi précieux que la laque et la soie. Dans la cérémonie du thé ou dans le rituel du tir à l'arc, chaque geste doit ouvrir à la conscience de soi et du monde. De cette relation entre l'intime et l'extérieur témoigne aussi l'ordonnance des jardins, régie par la nécessité d'apprivoiser les kami, esprits de la nature. Aujourd'hui encore, le Japon, tel que nous le présente Nelly Delay, est fidèle à toutes ces traditions, il est éternel dans son culte de la beauté.
Prix : 13,50 €
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Auteur(s) : PINGUET (Maurice)
Editeur : Gallimard
De la société japonaise d'aujourd'hui, que peut nous donner à entendre la mort volontaire, quand on la saisit comme symptôme, dans la rumeur des statistiques ? Mais rien n'existe qu'à être devenu : l'enquête sociologique trace la ligne de départ d'une généalogie. D'un siècle à l'autre, il s'agit alors de parcourir ce pays dont parle Nietzsche, « l'énorme, le lointain et le si mystérieux pays de la morale - de la morale qui a vraiment existé et qui a été véritablement vécue », en explorant sur documents les pratiques diversifiées de la mort volontaire au Japon : comme apothéose de la carrière du guerrier, comme horizon du détachement bouddhique, comme clef de voûte du système féodal, comme épreuve à la mesure de l'amour, comme exaltation sacrificielle, comme conclusion du désespoir et du déracinement. Chaque fois, le choix de la mort volontaire éclaire le milieu humain d'où lui vient son sens, et de proche en proche c'est tout le passé japonais qui se trahit dans ses contradictions, dans ses égarements et dans ses déchirements.
Prix : 9,90 €
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Auteur(s) : PONS (Philippe)
Editeur : Gallimard
Philippe Pons cherche à renouer, dans son foisonnement sensible, les fils épars d'une « culture ordinaire », prégnante et perdurable, qui sourd d'une « petite tradition » et s'exprime dans des attitudes, des pratiques, des « riens » du quotidien. Une tradition qui forme le substrat de la modernité japonaise contemporaine, dont il faut situer les racines non pas dans l'époque Meiji, moment du basculement dans l'ère industrielle, mais dans celle qui la précéda : le règne des Tokugawa (XVIIe-XIXe siècle). Deux siècles et demi dominés par la culture des marchands d'Osaka puis d'Edo (ancien nom de Tokyo), qui furent en quelques sorte la période d'incubation de la modernité japonaise.
Partant de Tokyo, de son histoire et de ses murs, il s'est agi de mettre en valeur certains héritages pour tenter d'en discerner les échos dans le Japon moderne. Plus le sujet s'élargit et plus Tokyo s'éloigne pour n'être qu'une référence, le point d'ancrage d'une mémoire populaire réfugiée dans les gestes apparemment les plus insignifiants, les savoirs intériorisés des corps : un temps des peuples qui ne correspond pas obligatoirement à celui des élites.
Prix : 30,00 €
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Auteur(s) : MISHIMA (Yukio)
Editeur : Gallimard
Un jour de novembre 1970, Yukio Mishima, à peine âgé de quarante-cinq ans, se donnait la mort selon le rituel samouraï au quartier général des forces japonaises. Ce geste, qui bouleversa les Japonais et étonna le monde entier, donnait toute sa portée tragique à une existence qui s'était voulue résolument « anachronique ».
Trois ans plus tôt, Mishima avait livré l'une des clefs essentielles à la compréhension de ses choix de vie en publiant un essai consacré au Hagakuré, ouvrage composé au XVIIIe siècle par un samouraï retiré du monde pour méditer sur la « Voie du samouraï ». Le Hagakuré, livre maudit du Japon de l'après-guerre, est pour Mishima l'uvre qui a donné un sens à sa vie, et son auteur, Jocho Yamamoto, est une sorte de frère d'armes spirituel. À plus de deux siècles de distance, ce qui unit ces deux esprits, c'est d'abord une philosophie de la vie comme déploiement de l'énergie intime de l'individu et, plus encore peut-être, une philosophie de la mort : « La Voie du samouraï, c'est la mort. » Mais c'est aussi et surtout une commune protestation contre leur époque.
Ce livre fait entendre par-delà l'histoire deux voix profondément pessimistes qui exaltent avec la même ardeur désespérée « l'utopie » éthique des samouraïs.
Biographie
Yukio Mishima (pseudonyme de Kimitake Hiraoka) est né en 1925 à Tôkyô. Son uvre littéraire est aussi diverse qu'abondante : essais, théâtre, romans, nouvelles, récits de voyage. Il a écrit aussi bien des romans populaires qui paraissent dans la presse à grand tirage que des uvres littéraires raffinées, et a joué et mis en scène un film qui préfigure sa propre mort.
Il a obtenu les trois grands prix littéraires du Japon. En novembre 1970, il s'est donné la mort de façon spectaculaire, au cours d'un seppuku, au terme d'une tentative politique désespérée qui a frappé l'imagination du monde entier.
Mishima fut un grand admirateur de la tradition japonaise classique et des vertus des Samouraïs. Dans ses uvres, il a souvent dénoncé les excès du modernisme, et donné une description pessimiste de l'humanité.
Prix : 10,00 €
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Auteur(s) : WALTER (Alain)
Editeur : Gallimard
Tableau des pratiques de l'amour et analyse de leur pensée dans le Japon classique, ce livre s'attache d'abord et surtout à leur formulation littéraire.
Pour cette raison, Alain Walter a focalisé son étude sur deux périodes particulièrement riches dans ce domaine : d'une part l'époque de Heian (794-1192), dominée par une aristocratie hédoniste et précieuse ; d'autre part l'époque d'Edo (1603-1867), caractérisée par l'avènement d'une culture bourgeoise tournée vers la prospérité, le plaisir, la liberté, en sourde opposition avec l'idéologie rigoriste du gouvernement militaire du clan Tokugawa.
Au-delà des différences évidentes qui séparent les deux types de civilisation, l'auteur se plaît à souligner la continuité esthétique et philosophique entre les amours aristocratiques et la galanterie vénale et bourgeoise : la perception bouddhiste du monde, et particulièrement sa condamnation des attachements affectifs, imprègne le comportement érotique des anciens Japonais et donne à leur littérature amoureuse une tonalité spécifique, mélancolique, résignée, évanescente.
Des thèmes se sont imposés : le séducteur et son expérience paradoxale de l'être et du temps ; l'amour et la liberté ; le suicide d'amour et le double suicide des amants, etc. Tous ces thèmes appellent une confrontation permanente avec les grands modèles occidentaux, de l'amour courtois à Don Juan et à Casanova, qui dégage les lignes de force d'une anthropologie de l'amour.
Prix : 29,73 €
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